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Municipales : les électeurs veulent une gauche de gauche

par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon  ::  Positions ::

 

Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.

La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.

La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".

A CONTRESENS DE L’HISTOIRE

Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.

Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.

La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.

La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.

Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.

Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.

26 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Forte émotion pour l'élection du maire et des adjoints

Samedi 22 mars à 11 heures le nouveau conseil municipal de Cognac s'est réuni pour élire le maire et les adjoints.
La salle du conseil était bondée, plus de 150 personnes, sans compter les conseillers municipaux, y avaient pris place. D'autres personnes ont dû rester dans le hall alors que d'autres faisaient demi-tour face à l'affluence.
Il est vrai que ce n'est pas tous les jours que l'on élit à Cognac un maire socialiste avec des adjoints de l'ensemble de la gauche.
L'émotion était très palpable auprès de toutes celles et ceux qui ont contribué à ce succès. Tout comme elle l'était pour les familles venues soutenir leur conseiller ou conseillère.
Mon père était venu de Limoges, accompagné de ma soeur et de mon frère, pour saluer l'installation de son fils comme maire de Cognac. Pour le militant politique et syndical qu'il a été, je mesure la joie qui est la sienne, d'une vie syndicale commencée en 1936 et une vie politique marquée par l'occupation nazie et les actes de résistance qu'il a accomplis au risque de sa vie avant de s'engager au Parti Communiste.Img_5756
















Mais cette émotion était aussi très grande pour Françoise Mandeau notre doyenne, qui a eu l'honneur d'ouvrir ce conseil municipal.
Voici ses propos :

La vie nous réserve parfois d'heureux moments et le privilège de l'âge a quelques bons côtés.
Avant le vote qui va désigner officiellement notre Maire, juste un petit mot si vous le permettez:
 
Merci à toi, Michel, pour cette aventure humaine que nous venons de vivre ensemble et que nous allons,sans aucun doute,  vivre encore au service  de tous les cognaçais.
Merci encore pour la dynamique que tu as su créer, et la confiance qui s'est instaurée entre nous. Je crois pouvoir dire, au nom de toute l'équipe, que nous comptons plus que jamais sur toi bien sûr, mais surtout que tu peux compter sur nous!!
2 petits commentaires encore, un peu plus personnels:
je m'inscris à un moment donné du temps et de l'espace et je veux dédier ces instants inoubliables pour moi à mes parents qui m'ont inculqué, entre autres, cette notion d'engagement au service des autres et qui seraient firs aujourd'hui. A mon mari sur lequel je peux m'appuyer, à mes enfants, petits-enfants, qui m'encouragent et me soutiennent et je sais que je peux compter sur leur compréhension si je suis une mamie un peu moins disponible..Pict0135

François Mandeau a ensuite fait appel à candidature.
















Jérôme Mouhot s'est exprimé pour le groupe d'opposition.
Remerciant celles et ceux qui avaient voté pour sa liste. Indiquant qu'il voulait continuer à servir Cognac, que l'opposition serait vigilante et sans complaisance avant de nous adresser ses félicitations, souhaiter bon courage et bonne chance à Cognac.Pict0132




















Bernard Chambaudry a présenté ma candidature.
Elu par 26 voix, l'opposition n'ayant pas pris part au vote. Pas plus qu'elle ne prendra part au vote pour les adjoints quelques instants plus tard.
Sont donc élus comme adjoints :
    Patrick SEDLACEK
    Nathalie LACROIX
    Jean- François HEROUARD
    Marianne REYNAUD
    Serge LEBRETON
    Michelle LE FLOCH
    Gérard JOUANNET
    Françoise MANDEAU
    Romuald CARRY

Pict0149 Voici le texte de mon intervention :

En tout premier lieu, je le dis humblement, c’est avec une grande émotion, que je reçois cette élection au poste de Maire. je vous remercie de votre confiance.

C’est avec une grande émotion parce je mesure l’enjeu que cela représente.

Et si j’en suis là aujourd’hui je le dois à de nombreuses personnes et à un parcours de vie qui m’y a conduit.

A mes parents tout d’abord, mes parents communistes. N’en déplaise à certains, j’ai eu la chance d’avoir des parents communistes qui m’ont appris quelques valeurs, comme celle du respect de l’autre, du sens du collectif, de la solidarité et de la convivialité

A Annie ensuite pour sa patience et son soutien, à Clément et Emilie également pour avoir supporté un père qui fait de la politique

A mes amis ensuite, à ceux qui nous ont accueilli lorsque nous sommes arrivés à Cognac, je pense à l’association des locataires avec la famille Mesuron, à Jean Marie, à Marie Madeleine qui n’est plus là aujourd’hui, à Hervé qui fut conseiller municipal et aujourd’hui hélas décédé.

Je pense aussi à Brigitte qui m’a succédé dans cette association.

Je n’oublie pas l’ASERC avec le travail admirable qui est mené par ses éducateurs, animateurs, sous la houlette de Jean Louis Plantevigne. ASERC dont j’ai été président pendant plusieurs années avec Guy Rougerie, Claudie Kowal et Geneviève Bernard dans le bureau

C’est dans le quartier de Crouin que je me suis forgé à la vie locale cognaçaise, où j’ai appris à faire du porte-à-porte pour rencontrer la population. Mais c’est à Crouin également que j’ai vu les effets désastreux d’une société qui crée l’exclusion, qui amène la solitude, le repli sur soi...

C’est à mes amis de la CGT, syndicat auquel j’ai adhéré dès mon embauche à la CPAM et que je vais devoir quitter devenant aujourd’hui employeur. Mais dont les luttes avec les autres organisations syndicales pour défendre les salariés, l’emploi, les retraites, les conditions de travail, les services publics auront toujours un écho favorable auprès de moi…

Et j’ai également une pensée pour mes collègues de travail d’Angoulême et de Cognac. Je pense plus particulièrement à ces derniers inquiets pour l’avenir du Centre de Cognac

Merci bien entendu à toute l’équipe qui a permis ce succès, mes colistiers bien évidemment, et toutes celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de notre entreprise. Cette campagne aura été longue, nous l’avons voulu ainsi. Et au lieu de nous essouffler, nous sommes montés en puissance. Présents au porte-à-porte, présents dans toute la ville grâce à notre bus rouge, présents en réunion publique nous aurons marqué les esprits au-delà de notre propre camp, au-delà de notre ville.

 

Cette force militante, c’est un appui formidable pour la politique que nous allons mener.

Et puis enfin une pensée pour mes amis socialistes. Ceux qui nous ont quittés Marcel Lafond, Jean Roubinet et Pierre Collet qui auraient tant aimé être là aujourd’hui.

Mes chers collègues

Merci encore de votre confiance,

Merci de confirmer ainsi le vote des 4070 électrices et électeurs qui dimanche 16 mars nous ont donné nettement la majorité.

Cette victoire s’est construite patiemment, régulièrement et elle est le signe que le travail paie

Elle montre que nous avons réussi à mobiliser fortement autour d’un projet alliant proximité avec les cognaçaises et les cognaçais et volonté de changement notamment dans les domaines économique, commercial et touristique.

Elle montre également que Cognac n’a pas peur, n’a plus peur, d’une liste composée de femmes et d’hommes de gauche, encartés ou non, syndicalistes ou non, militants associatifs ou non..

De ce point de vue, le débat entre les deux tours a pris une tournure que nous n’avions jamais connue à Cognac et qui a porté préjudice à ceux qui l’ont initiée, selon le principe de l’arroseur arrosé.

Il n’est pas sain d’utiliser le mensonge ou jouer sur les peurs pour tenter de sauver une situation fort compromise.

En revanche, j’ai apprécié l’attitude courageuse de Jérôme Mouhot dimanche soir qui est venu me féliciter dans une salle qui nous était complètement acquise.

Je salue également les échanges que nous avons eus dans la période transitoire qui vient de s’écouler. Je lui souhaite d’ailleurs bonne chance pour trouver demain un travail.

En démocratie, l’opposition doit être respectée.

A Cognac, elle disposera de moyens d’expression et de travail identiques à ceux dont nous avons disposé, avec une salle équipée, avec crédits photocopies, avec un espace dans l’information de la ville qu’elle soit en support papier ou électronique.

Ceci dit, mesdames, messieurs et chers collègues, je mesure, nous mesurons la tâche qui est devant nous. Je sais que nous sommes attendus sur des dossiers qui n’avaient pas été traités, qui étaient en attente ou qui avaient été mal traités.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, tout ne pourra pas se faire tout de suite, nous avons 6 ans pour appliquer notre programme.

Cependant, être plus proche des cognaçaises et des cognaçais, est un acte immédiat. Cela suppose un maire sur le terrain, à la rencontre de la population.

Ce qui vaut pour le maire vaut bien évidemment pour les adjoints et tous les conseillers municipaux.

Cela suppose de répondre au courrier que l’on reçoit et recevoir les personnes qui souhaitent nous rencontrer.

Cette proximité doit également s’exercer en interne.

J’ai déjà rencontré les cadres de la mairie mardi. Je rencontrerai les représentants du personnel jeudi prochain ainsi que la totalité du personnel jeudi après-midi et vendredi matin. Ensuite avec les adjoints concernés, et l’adjoint en charge du personnel, nous irons à la rencontre du personnel de la ville sur son lieu de travail.

Concernant l’attente sur le commerce et le besoin de redynamiser cette ville, Karl Babin qui va participer à mon cabinet est chargé de me faire une proposition de manager du commerce, relais avec les commerçants et leurs associations et de préparer pour la période estivale un réaménagement des quais pour y installer des échoppes d’artisans, de commerçants et d’artistes et y faire également un lieu ludique pour les enfants.

La Charente est aujourd’hui un fleuve « rose » d’Angoulême à Rochefort, nous allons travailler sur la valorisation du fleuve Charente et notamment sur une relance du réseau de villes avec les maires d’Angoulême, Jarnac, Saintes, Rochefort notamment..

Nous voulons faire de Cognac une ville exemplaire en aménagement durable, c’est ainsi que nous travaillerons dans les prochains jours sur un Agenda 21 tant en interne qu’à l’échelle de la ville, sur l’amélioration des dessertes et passages de Transcom ainsi que sur l’accessibilité pour toutes formes de handicaps.

Je redis ici que pour nous solidarité ne veut pas dire charité, pas plus qu’elle ne signifie assistanat. La solidarité, c’est redonner espoir à des personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion, c’est leur redonner de la dignité.

Cela passe par des actions d’insertion sociale et professionnelle, par l’accès au logement, aux loisirs, à la santé, à la citoyenneté et puis quelquefois tout simplement par une alimentation régulière.

Pour y parvenir je veux réorienter le CCAS pour en faire un véritable outil de coordination, de réflexion et d’action pour une nouvelle politique sociale en partenariat avec la CAF, le Conseil Général,la DDASS, la PJJ, la CPAM, les centres sociaux, Info 16 et la Mission Locale.

En ce qui concerne le sport, nous organiserons d’ici l’été, soit au titre de la ville, soit à celui de la CDC, un forum du sport avec l’OMS où l’ensemble des problèmes rencontrés seront abordés (projets clubs, équipements, subventions, engagements réciproques, sport compétition, sport loisir, sport adapté, sport handicapé, insertion par le sport.

En matière culturelle, au-delà de tous les projets, blues, coup de chauffe, musique techno, etc, il y a une urgence à traiter c’est la situation conflictuelle de l’avant scène.

La liste de ce que nous allons mettre en route très rapidement n’est bien sûr pas exhaustive. Elle est simplement extraite de nos engagements pour la ville et pour ses habitants.

 

En tout cas le travail ne manque pas, mais le travail ne me fait pas peur, ne nous fait pas peur et dès mardi nous serons à nos postes pour répondre à l’attente des cognaçaises et des cognaçais avec respect, écoute et concertation pour tous ensemble changer Cognac.

23 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (2)

1300 « passoires thermiques » en moins d'ici 2010

Sur les 70 000 logements sociaux recensés en Poitou-Charentes, 15 000 parmi les plus anciens sont connus pour avoir des consommations énergétiques trop fortes : on les appelle les « passoires thermiques ». Mal isolés, ils coûtent cher aux locataires, et plus encore dans une période où les prix de l'énergie ne cessent d'augmenter.

Par un accord unique en France négocié sous la houlette de Simone Fayaud, conseillère régionale en charge du logement, avec la Caisse des Dépôts et Consignations et les partenaires du logement social en Poitou-Charentes la Région marquera a nouveau son rôle de précurseur pour l'excellence environnementale.

Le principe de cette nouvelle aide régionale ? D'un côté, les propriétaires s'engagent à faire passer les logements en catégorie énergétique A (moins de 50 Kwh/m²) ou B (moins de 90 Kwh/m²). En contrepartie, la Région leur assure des prêts à taux zéro, améliorant les prêts Energie Performance Réhabilitation accordés par la Caisse des Dépôts et Consignations. Ainsi, les logements sociaux anciens bénéficieront du même soutien régional que les logements neufs.

Budget conséquent à l'appui (1,8 million d'euros), une première tranche de 1300 logements sera aidée d'ici 2010. Objectif global : supprimer au plus vite les 15 000 « passoires » pour réduire dans les plus brefs délais la facture énergétique des locataires.

Plus d'infos : suivez ce lien...

23 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0)

Ma métamorphose vue par la Charente Libre

Article Charente Libre du 23 mars 2008 signé Ismaël Karroum
Gourinchas, une métamorphose pour une victoire

C'était en 2004. Une époque pas formidable pour Michel Gourinchas. Une période où Ségolène Royal voulait parachuter «une viticultrice de centre gauche pour faire basculer Cognac». Une époque où les langues socialistes les plus fielleuses considéraient que «le meilleur atout de Jérôme Mouhot, c'est Michel Gourinchas».

En moins de quatre ans, Michel Gourinchas, 50 ans, a fait taire les détracteurs et a fédéré la gauche cognaçaise. Oublié le «Mimi» bien gentil, un brin décalé, se baladant avec son inséparable «baise-en-ville» à l'épaule, chaussures à lanières en cuir aux pieds. Aux oubliettes le Michel Gourinchas peu assuré et pas rassurant de la campagne 2001, plus à l'aise pour parler de sa collection de fuchsias que pour ferrailler avec des contradicteurs, donnant l'impression de ne pouvoir sortir du chemin bien balisé de la récitation du discours du parfait petit militant PS.

Michel Gourinchas a fait de «Changeons Cognac» son slogan. Il a commencé par changer. Par se changer. Une métamorphose profonde. «Spectaculaire», dit Marianne Reynaud, sa future adjointe aux affaires sociales. «Son évolution m'a beaucoup surpris», renchérit Hugo Maffini, l'ancien rugbyman qui a poussé de toutes ses forces derrière l'équipe Gourinchas lors de la campagne.

«Franchement,

j'avais des doutes»

L'ancien deuxième ligne de l'US Cognac le concède: «Il y a quelques années, quand on me disait qu'il serait peut-être maire de Cognac, j'avais des doutes. Mais les gens qui le connaissaient bien me disaient "Ne t'inquiète pas". Ils avaient raison».

Limougeaud de naissance, Cognaçais d'adoption, Michel Gourinchas a vécu l'époque où Cognac était une terre de mission pour la gauche. «C'est à cette époque que j'ai appris à le connaître. Lorsque, ensemble et avec quelques autres, nous avons recréé une section PS dans le Cognaçais, se souvient Robert Richard, le maire de Boutiers, également conseiller général. A l'époque, le PS traversait un grand vide. Il a été de la reconstruction.»

Il s'est construit aussi. L'image d'un politique, aussi injuste que cela puisse paraître, passe en partie par l'allure. Sa garde-robe a sacrément évolué. Son «baise-en-ville» a quasiment disparu. Ses binocles aux verres aussi épais que le fond d'une bouteille de XO ont laissé place à de fines lunettes. Ne lui dites surtout pas, il se vexerait et vous priverait des différentes imitations dont il a le secret. Il fait très bien le Montebourg, le Sarkozy aussi.

Il concède: le regard des gens sur lui a changé. «Je l'ai senti. Depuis 2004. Disons que quand on prend de l'assurance, les gens le sentent et font plus facilement confiance».

Son élection au conseil régional, dans l'équipe Royal, est un élément décisif de sa progression, de son ascension. «ça lui a permis d'intégrer un exécutif, de devenir gestionnaire», analyse Philippe Lavaud, le nouveau maire d'Angoulême. «ça m'a surtout permis d'observer Ségolène Royal de près et de m'inspirer de sa méthode. Notamment pour la campagne». ça l'a aussi envoyé au front des négociations des contrats de territoire. Formateur. «Surtout que je me suis coltiné des élus pas faciles, comme De Roux par exemple».

Les municipales dans le viseur, Michel Gourinchas n'a rien laissé au hasard. «c'est aussi pour ça que j'étais plus à l'aise. En 2001, nous n'avions pas autant bossé. Là, je savais toujours de quoi je parlais. Je ne fais pas partie des politiques capables de parler d'un sujet que je ne connais pas». Le militant CGT, éphémère premier secrétaire fédéral du PS avant le référendum sur la constitution europénne, s'est aussi entraîné à prendre la parole en public, à débattre, à répondre aux questions pièges. «C'est un militant qui puise sa force dans de réelles convictions. A partir de là, il s'est donné les moyens pour parvenir au but. Sa conviction, c'est sa force et c'est ce qui lui a permis de gagner», analyse Robert Richard.

«Aimable mais pas tendre»

«Il a progressé en tout, rend hommage Hugo Maffini. Mais ce qu'il a gardé, c'est sa gentillesse. Il est toujours prêt à aider quelqu'un, sans regarder l'étiquette politique. Michel, c'est quelqu'un qui aime rendre service et qui aime les gens». Cette gentillesse reconnue par tous ne serait-elle finalement pas son talon d'Achille, à l'heure de diriger les troupes? Robert Richard ne se fait pas de soucis: «Michel, c'est un faux gentil! Il n'est pas dénué de calcul, sait où il veut aller et comment y accéder. Disons qu'il est gentil au sens d'aimable mais que ce n'est pas un tendre». Confirmation de Marianne Reynaud: «Il écoute, est agréable. Mais quand il faut trancher et s'imposer, il sait être ferme. Il l'a montré pendant la campagne». Notamment lors des négociations avec le PC, les Verts et le PRG.

Amateur de bons vins - «Je préfère une bonne bouteille de vin avec un bon repas plutôt que plusieurs apéros», assure-t-il - Michel Gourinchas est sorti de sa chrysalide de militant dans le rang pour s'imposer comme chef d'une troupe qui gagne. A lui, désormais, de démontrer qu'il est capable d'être un bon maire.

23 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

Privilégier la proximité avec les cognaçais

C'est décidé, je ne serai pas candidat immédiatement pour la présidence de la communauté de communes de Cognac. Cette décision je l'ai prise après réflexion, échanges avec mes amis et notamment avec Robert Richard puis avec les maires rencontrés.

Je reconnais avoir dit que je serais candidat à la présidence. Mais le pire serait de maintenir une position qui peut s'avérer difficile voire conflictuelle avec les maires des autres communes du cognaçais. Les communes alentour ne voulaient retrouver les difficultés rencontrées avec le maire précédent. Qui plus est devant l'ampleur de la tâche et surtout l'attente très forte exprimée pendant la campagne et encore aujourd'hui par les cognaçaises et les cognaçais que je rencontre, de vouloir un maire de proximité, il était indispensable que je prenne cette décision.

Tous ceux avec lesquels j'ai pu en discuter depuis approuvent mon choix, comprennent, attendent que je m'investisse complètement pour ma ville sachant qu'une première vice-présidence en charge de l'économie aura du sens par rapport à la seconde priorité que nous nous sommes fixés, à savoir redynamiser l'économie locale. Et ce d'autant plus que la Région a compétence économique et qu'il est temps de simplifier les procédures d'aides pour les entrepreneurs.

Par ailleurs une vice-présidence au côté de Robert Richard ne pourra qu'être formatrice pour l'avenir. Et quand on débute il faut savoir être humble et travailler dans l'intérêt général.

21 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0)

Merci à toutes et tous pour ce fomidable succès

Pour la première fois, Cognac aura un maire socialiste avec une équipe représentant toute la gauche.
Cette victoire s'est construite patiemment, par un travail de fond mené depuis des années, confirmé dès 2004 avec les élections cantonales, régionales et européennes. A chaque fois la gauche était en tête.
Et puis le nombre de militants, de sympathisants actifs est monté en puissance, avec une représentation de la ville dans tous ses quartiers, ses tranches d'âges et fait nouveau ses professions.
En 2007, cette lame de fond s'est confirmée lors des présidentielles avec Ségolène dépassant Sarkozy et surtout Marie-Line Reynaud battant Jérôme Mouhot dans sa propre ville.
Et puis l'apothéose c'est bien sûr notre victoire le 16 mars.

Je me dois de remercier tout d'abord les 4070 électrices et électeurs qui nous ont fait confiance pour gérer et animer Cognac.
Je me dois également de rassurer les 3485 autres qui ont préféré voter pour la liste de Jérôme Mouhot. Je l'ai dit, une fois fêtée la victoire, je serai, nous serons les élus de tous les cognaçais.
Notre projet pour la ville est un projet qui dépasse les clivages, qui doit rapprocher la population et ses élus, qui veut donner du tonus à notre ville.

Je suis conscient de l'ampleur du travail à mener et dès mardi je serai au travail au service de ma ville et de ses habitants.

19 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0)

Pitoyable et pathétique !

Les messages d'écoeurement et de révolte suite aux propos du maire actuel sur Radio-Accords, à FR3 puis au travers du tract distribué dans les boîtes aux lettres sont autant d'encouragements et de motivations supplémentaires pour nous.
Pour celles et ceux qui n'en auraient pas eu connaissance
Voici quelques éléments
    "Dimanche faire passer à Cognac la liste Gourinchas c'est
    Un maire issu de l'extrème gauche, délégué CGT
    L'explosion de vos impôts
    Votre argent pour financer l'assistanat
    Des adjoints communistes dans la municipalité
    Une dégradation à l'extérieur de l'image de Cognac et de son produit"

A cela il convient d'ajouter les propos très tendancieux sur le vote de la communauté de gens du voyage et la mise en cause du directeur du centre social.

C'est d'ailleurs la seconde fois que le maire actuel s'en prend à un directeur de centre social.

Je crains qu'au travers de tous ces propos il ne révêle au grand jour son vrai visage. J'avais pourtant du respect pour l'homme même si je combattais les idées et contestais son mode de fonctionnement. Aujourd'hui, il se laisse aller aux propos les plus vils jouant sur la peur, la haine de l'autre,méprisant ainsi une partie de ses administrés.

Sur les communistes et le danger qu'ils représenteraient pour la ville et le produit Cognac, sans doute était-il en hibernation au moment de la chute du mur de Berlin et de ce formidable vent de liberté qui a conquis les pays de l'est de l'Europe.
Sans doute est-il de ceux qui craignent encore l'invasion de Cognac par les chars soviétiques...

Qui plus est les communistes français ne sont pas connus pour avoir attenté aux libertés de qui que ce soit, au contraire.
Plusieurs rues de Cognac portent le nom de communistes morts sous les balles de l'occupant nazi ou dans les camps de déportation (Robert Daugas, Juan Lozano, Lucien Vallina, etc...). Ils ont risqué leur vie pour lutter contre l'occupation et pour la liberté et ils en sont morts. Monsieur Mouhot envisage-t-il de débaptiser les rues qui portent leurs noms ?

Est-ce qu'avoir deux personnes présentées par le parti communiste en position éligible va mettre en cause l'attractivité économique de Cognac ?
N'est-ce pas plutôt le retard pris par M. Mouhot et son équipe (Sourisseau, Belliot) qui met aujourd'hui en péril notre ville ?
Et qui peut imaginer qu'une entreprise, qu'un entrepreneur, un porteur de projet se détermine au regard de la couleur politique de la ville. Encore une fois, Jérôme Mouhot fait preuve de méconnaissance du monde de l'entreprise. Ce qui est attendu, c'est l'immobilier, les infrastructures, les moyens de communication, les formations, les personnels qualifiés, etc...
Quant à mon appartenance syndicale à la CGT, seuls ceux qui ne veulent pas la connaître n'étaient pas au courant, je ne m'en suis jamais caché. J'ai adhéré à ce syndicat en 1977 et je n'en ai jamais changé. C'est ainsi que j'ai été élu conseiller prud'hommes section encadrement et je sais mieux que M. Mouhot les risques que comporteraient tant pour les salariés que pour les employeurs de voir supprimé le tribunal des prud'hommes de Cognac.
Mais le jour où je serai élu maire, je ne pourrai plus être syndiqué, puisque l'on ne peut pas être à la fois employeur et syndiqué salarié. Mais là encore, M. Mouhot qui n'a jamais travaillé dans une entreprise ne doit-il pas être au courant...

Avec nous ce serait l'explosion des impôts. M. Mouhot est sourd à ce que j'ai pu dire depuis des années en conseil municipal, à ce que j'ai pu écrire également.
Tout d'abord la situation sociale des cognaçais ne permet pas de hausse d'impôts dans une période de baisse forte de pouvoir d'achat. Je prône la modération fiscale et le programme de notre liste a été limité en propositions nouvelles justement pour ne pas engager inconsidérément des dépenses et de fait devoir les payer par l'impôt. Nous avons évité le programme considérable de 2001 de Jérôme Mouhot. Programme qu'il n'a réalisé qu'à 40 %.
Par ailleurs, je suis convaincu qu'avec un maire différent le niveau des subventions sera différent. Je compte m'y employer dès mon élection.

Enfin sur l'argent pour financer l'assistanat, aucune de nos propositions ne va dans ce sens. Justement nous refusons qu'une commune ne soit que dans le charitable, mais bien au contraire qu'elle agisse pour une solidarité basée sur l'insertion sociale et professionnelle.

Et pour ce qui concerne le vote des gens du voyage, comment oser mettre en cause l'acte citoyen de membres d'une communauté, sauf à considérer qu'ils ne seraient pas des citoyens à part entière. C'est nauséabond et rappelle de tristes souvenirs de notre histoire...

Carton Rouge Monsieur Mouhot.

13 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (1)

PLUS QUE JAMAIS TOUT EST POSSIBLE

Hier près de 60 % des 7019 cognaçaises et cognaçais qui se sont prononcés lors de l'élection municipale de Cognac ont envoyé un message clair au maire sortant. : nous voulons un changement à Cognac.
Un changement de méthode, un changement d'hommes et de femmes pour diriger et animer Cognac.
Et ce changement nécessaire seule la liste Changeons Cognac est en capacité de le mettre en pratique.
Avec 47, 37 % des voix au premier tour c'est le meilleur score obtenu par la gauche à Cognac lors d'élections municipales. C'est la preuve que le travail paie. C'est la preuve que toute la dynamique engagée dès le mois de septembre a été comprise par la population. Les messages d'encouragement auront été nombreux et se sont traduits dans les urnes.
Le faible score (40,05) obtenu par le maire actuel et ses amis Belliot, Sourisseau, Provost, est un signe d'un rejet de la politique menée, l'attentisme, le conservatisme face à la volonté de changement. Comment les mêmes pourraient-ils demain mener une autre politique ? Les maintenir dans leurs fonctions ce serait à coup sûr voir Cognac régresser, ne pas prendre le tournant nécessaire en matière économique, commerciale et touristique. Ce serait maintenir en responsabilité une équipe éloignée des préoccupations de ses concitoyens alors que la demande en proximité est forte.
J'en appelle à tous les abstentionnistes du premier tour, toutes celles et tous ceux qui avaient voté pour Ségolène Royal à la présidentielle, et Marie-Line Reynaud pour les législatives, pour qu'ils permettent à la gauche diverse et ouverte, de changer Cognac.
J'en appelle également à toutes celles et tous ceux qui ont voté Michel Aparis au premier tour, voulant ainsi montrer leur opposition à Jérôme Mouhot, à reporter leurs suffrages sur notre liste pour ensemble changer Cognac.
Dimanche prochain, aucune voix ne doit manquer pour le changement.
Et d'ici là nous serons tous sur le terrain pour convaincre que tout est possible à Cognac

10 mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0)

Images de campagne

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05 mars 2008 | Lien permanent

WHAOU ! QUELLE SOIREE : 500 personnes rassemblées pour changer Cognac

500 personnes, au moins, ont participé à notre grande soirée Municipales à Cognac.
500 personnes enthousiastes au meeting et aux concerts qui ont suivi.
Une ambiance faite d'émotion, de messages politiques forts et de convivialité.
C'est comme cela que je conçois la vie politique.

Nous n'avions jamais connu une telle affluence pour une réunion politique à Cognac, et encore moins pour des élections municipales, toutes tendances confondues.
Cela prouve qu'il se passe quelque chose. Cela prouve que les cognaçaises et les cognaçais se mobilisent pour voir Cognac bouger avec la liste que je conduis.

Merci encore à Michel Boutant, Jean-François Macaire, Marie-Line Reynaud, Robert Richard, pour les mots chaleureux, mais aussi très toniques qu'ils ont prononcé pour le succès de notre équipe aux municipales.
Merci à Denis Leroy pour l'animation de la soirée
Et surtout à Karl, à Yoann, à Bernard, et à tous les autres, les candidates et candidats, les militants et sympathisants et tous les anonymes qui nous aident pour le challenge qui est le nôtre et qui ont fait de cette soirée un succès mémorable de la vie politique cognaçaise.

Cependant, il reste encore une semaine, une semaine pour continuer à convaincre avant le 1er tour que notre équipe est celle dont Cognac a besoin pour changer Cognac avec les cognaçaises et les cognaçais.
Une semaine pendant laquelle, je le sais, toutes et tous seront encore mobilisés, sur le terrain pour gagner voix après voix pour que le 9 au soir l'écart soit creusé avec l'équipe Mouhot/Sourisseau/Belliot et que le 16 nous puissions fêter tous ensemble notre succès.

Bientôt les photos.
Vous pouvez aller voir les panoramiques très réussis des différentes manifestations sur http://www.panoglobe.com/blog/
et suivre l'actualité de notre liste sur
www.changeonscognac.com 

02 mars 2008 | Lien permanent

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